Qu’est-ce que la construction circulaire ?

Afin de réduire notre empreinte écologique, le secteur de la construction doit également évoluer vers un modèle de production plus durable. Mais comment intégrer la circularité dans le secteur de la construction ?

Les stocks de matières premières sur notre planète sont limités. Si nous voulons continuer à fabriquer des produits à l’avenir, nous devons apprendre à gérer avec soin les réserves disponibles. Une contribution importante à ce mode de pensée durable consiste à considérer les matériaux en circulation non pas comme des déchets, mais plutôt comme des matières premières potentielles.

Dans cette philosophie, la réutilisation est primordiale. Lorsqu’un consommateur ne souhaite plus utiliser un produit, le producteur le reprend afin de le réutiliser de manière équivalente. En fermant le cycle de cette manière, beaucoup moins de nouvelles matières premières sont nécessaires.

En outre, il en résulte un double avantage : l’extraction et la transformation des matières premières nécessitent beaucoup d’énergie et sont souvent très polluantes. Ces deux processus disparaissent (en partie) lorsqu’un cycle de production linéaire se transforme en un cycle fermé. À leur place viendra un processus de traitement qui doit rendre les matériaux mis au rebut prêts à être réutilisés.

 

Mindshift

La circularité exige un changement d’état d’esprit de la part du fabricant : pour fabriquer des produits circulaires, il faut réfléchir, dès la phase de conception, à la manière dont un produit peut être facilement démonté. Les fenêtres de Kömmerling en sont un parfait exemple. L’ancrage métallique est conçu de telle sorte qu’il peut être facilement retiré du profilé de fenêtre en PVC.

Dans l’économie circulaire, d’autres principes s’appliquent également. Il est au moins aussi important que les différents composants aient une longue durée de vie, sinon les avantages environnementaux sont plutôt limités. En outre, les matériaux retraités ou réutilisés doivent être dépourvus de substances dangereuses. Après tout, il est difficile de parler d’un produit durable si des substances toxiques font toujours partie intégrante de son cycle.

Fermer le cycle des matériaux est une chose. Un passeport des matériaux, qui répertorie les matériaux et les matières premières utilisés dans chaque produit, peut être un outil utile. Mais chaque cycle nécessite inévitablement de nouveaux apports – pensez à l’énergie, par exemple. Ce cycle biologique peut également être fermé en optant résolument pour des matières premières renouvelables.

Bien entendu, ce changement d’état d’esprit nécessite également une approche qui dépasse les secteurs. Les fenêtres Kömmerling sont faciles à démonter et peuvent donc être réutilisées dans une maison neuve ou rénovée. Cependant, l’architecte et le constructeur doivent en tenir compte dès le stade du dessin, alors qu’ils ont tendance à créer quelque chose d’unique à chaque fois. Le matériel potentiellement réutilisable est de toute façon perdu.

Qu’est-ce que la construction circulaire ?

Dans le secteur de la construction également, de plus en plus d’entreprises et de partenaires se concentrent sur la durabilité et la circularité. À tel point que le ministre flamand de l’Environnement a proposé le Green Deal Circular Building en 2019, un engagement à faire de la construction circulaire une réalité quotidienne en Flandre à l’avenir.
La construction circulaire y est définie comme suit : l’application de principes circulaires dans le secteur de la construction, tels que l’utilisation circulaire de matériaux ayant une valeur maximale, la fermeture des cycles, l’exploitation et l’entretien circulaires, l’allongement de la durée de vie et l’utilisation optimale de l’espace.

Kömmerling y contribue, par exemple, en produisant en PVC les parties difficilement séparables d’un profilé de fenêtre, comme le joint et le film. Rien ne se perd dans le profil de la fenêtre et tout est réutilisable ou recyclable. En outre, Kömmerling développe des produits dans l’optique d’une longue durée de vie. L’un des premiers grands projets dans notre pays – la construction d’une école en Wallonie – date de 1976, et il n’est toujours pas prévu de remplacer les fenêtres.
L’impact de cette vision globale ne doit pas être sous-estimé. Sur l’ensemble du cycle de vie d’un bâtiment, près de la moitié de la consommation d’énergie est enfermée dans les matériaux et la construction elle-même. Ainsi, se concentrer sur la préservation de la valeur et l’extension de la durée de vie signifie également réduire considérablement l’empreinte écologique.

Kömmerling se met au 100% circulaire

Kömmerling a déjà pris des mesures importantes en faveur d’une chaîne de production plus circulaire. L’entreprise considère la durabilité comme un devoir dans les opérations commerciales et veut jouer un rôle de premier plan dans ce domaine. Elle s’efforce d’agir dans le respect de l’environnement à chaque étape du processus de production.
Par exemple, l’entreprise a cessé d’utiliser des stabilisateurs au plomb (toxiques) dans ses profilés en PVC en forme de U il y a près de deux décennies. Elle est passée à une base de calcium/zinc respectueuse de l’environnement.

Avec ReFrame, Kömmerling va un peu plus loin. Ce profilé de fenêtre est le premier à être composé à 100% de PVC recyclé. Le PVC collecté (notamment les vieilles fenêtres et les restes du processus de production) est transformé en granulés de PVC, qui peuvent ensuite être réutilisés comme matière première pour de nouveaux profilés. Dans le même temps, le matériau recyclé conserve ses propriétés techniques de haute qualité et sa grande efficacité énergétique. Entièrement conforme aux principes de circularité.

Si l’on sait que la durée de vie d’une fenêtre en PVC est de 50 ans et qu’elle peut être recyclée au moins dix fois, il est facile de faire le calcul. Le cycle de vie de ce PVC recyclé s’étend sur pas moins de 500 ans.

Des régions ambitieuses

Avec ReFrame, Kömmerling établit la norme selon laquelle une entreprise peut effectivement être responsable et durable. Et aussi orienté vers l’avenir. L’Union européenne s’est fixé pour objectif de parvenir à la neutralité climatique d’ici 2050, c’est-à-dire à l’absence d’émission nette de CO2. Pour y parvenir, des efforts de tous les secteurs seront nécessaires.

Dans notre pays, les différentes régions ont entre-temps adopté les principes de la circularité dans la construction. Outre le Green Deal Circular Building mentionné précédemment, le gouvernement flamand a également publié le Green Deal Circular Purchasing, qui rassemble des idées et des bonnes pratiques pour intégrer la construction circulaire dans un processus d’achat. Elle a également lancé un appel à projets pour soutenir des projets innovants en matière de construction circulaire.

En Wallonie et à Bruxelles également, diverses initiatives prennent forme pour faire de la construction circulaire la norme. La Région de Bruxelles-Capitale, par exemple, a lancé un vademecum sur la construction circulaire afin de fournir au secteur des outils pour intégrer la circularité dans les marchés publics. Il le fait tant pour les nouvelles constructions que pour les projets de rénovation. Le gouvernement wallon participe également au Green Deal sur les achats circulaires et subventionne des projets d’innovation sur la réutilisation et la prévention des déchets.

Vous êtes intéressé par la mise en place d’un projet de construction circulaire ? N’hésitez pas à nous contacter. Nous serons heureux de vous donner un coup de pouce dans la bonne direction.